Les justes n'ont jamais peur. Poème de LVA.

Les justes n'ont jamais peur.
Poème de LVA
Combien de fois suis je mort, et combien de fois la justice m'a refait naître,
Oui, j'en suis fier, tout désolé de disparaître,
Dans le mendiant se cache un roi qui se répare,
entre lui et la couronne retrouvée, rien, ne les sépare,
Quand aux coupables, déjà leurs cadavres exhibés,
Et Antigone toute juste impose l’éternelle dignité,
Me voilà devenu fou, dit on,
Savez vous ce qu'une seule larme, toute chaude, contient en frisson ?

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